Sodome et Gomorrhe

Sodome et Gomorrhe, le blog littérature, culture et société qui pose des questions comme on pose des bombes.

Au menu: critiques, sélections thématiques, éditos, entretiens… De quoi nourrir votre curiosité et pourquoi pas vous empêcher de dormir ?

Sodome et gomorrhe, à la une

Pas de fierté pour quelques-uns sans libération pour tous

Au détour d’un documentaire, une scène me frappe. Sylvia Rivera, mère du mouvement de libération LGBT, en pleurs, tente de défendre la cabane de fortune qu’elle s’est construite sur un ...
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Lectures du printemps : la vie, la mort, le deuil

La vie, la mort, le deuil. L’amour. Figures imposées de la littérature, ces notions provoquent tous les questionnements. Le but de la vie ? Laisser une trace ? L’héritage ? ...
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Lectures du printemps : Les monstres

Prétextes, symboles, pirouettes, ressors narratifs, sujets régressifs, les monstres en littérature sont nombreux et divers. Que représentent-ils ? Quelle fascination exercent-ils sur nous ? De l’héritage des romans pulp à ...
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Marilyn Manson : la chute de Dorian Gray

Lundi, l’actrice Evan Rachel Wood et de nombreuses autres femmes ont brisé le silence et nommé leur bourreau : Brian Warner, plus connu sous le nom de Marilyn Manson. Si ...
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Lectures de l’Hiver : Afro-futurisme

En septembre dernier, un article de Literary Hub m’apprenait que l’autrice noire américaine de Science Fiction Octavia E. Butler avait enfin trouvé sa place dans la liste des best sellers ...
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Lectures de l’Hiver : autrice, autrice, autrice

L'année 2020 aura été traversée par la mobilisation des femmes à travers le monde. De l'explosion de colère qui a suivi la remise d'un César complaisant à Polanski (malgré la ...
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Sodome et Gomorrhe – Éditorial

Pas de fierté pour quelques-uns sans libération pour tous

Au détour d’un documentaire, une scène me frappe. Sylvia Rivera, mère du mouvement de libération LGBT, en pleurs, tente de défendre la cabane de fortune qu’elle s’est construite sur un quai désaffecté à New York, alors qu’on tente de l’en expulser pour un projet de rénovation urbaine, non loin de l’endroit où son amie Marsha P. Johnson a été retrouvée morte quelques années plus tôt, probablement assassinée.

À l’écran, deux formes de violence. La violence d’une société qui nous marginalise et nous fait disparaître. Et puis notre violence, celle de « la communauté », celle de l’abandon des plus fragiles d’entre nous, le contraste brutal entre le faste de nos marches et la misère dans laquelle Sylvia et tant d’autres vivaient. Est-ce tout ce que nous avons construit ? L’image indécente d’un capitalisme arc-en-ciel qui s’affiche à chacune de nos marches alors que nos malades et nos pauvres crèvent sur le bas-côté ? De quoi devons-nous être fiers, exactement, quand « la communauté » détourne le regard parce que finalement la pauvreté c’est moche, et se congratule qu’une poignée de multinationales incrustent notre drapeau dans leur logo pour un petit mois de juin ?

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