Sodome et Gomorrhe

Société

Orlando : la grande diversion

Dans la nuit de samedi à dimanche, Omar Mateen est entré armé dans le club gay Pulse d’Orlando, tirant sur la foule il a tué 50 personnes. Alors que son entourage et son ex-femme le décrivent comme mentalement instable, violent, homophobe, et pas très religieux, et parce qu’il a tardivement fait allégeance à Daesh, les médias français, suivant la communication de l’organisation terroriste et l’agenda politique de l’extrême droite, préfère parler guerre contre le terrorisme, Islam et immigration, rendant invisible la communauté LGBT pourtant visée par ce crime de haine. (suite…)

13/11/2015

deboutQuand nous avons dessiné le logo de Sodome & Gomorrhe, nous avions l’idée de cette ville qui reste fière et debout sous la colère de Dieu, qui ne flanche pas, fidèle à ses valeurs et à son insolence. Une ville dont la lumière est celle de la révolte, de la liberté, de l’opposition au totalitarisme.

Paris est cette ville. Elle porte cette lumière en elle. Une lumière universelle qui ne s’arrête pas aux frontières de la France, mais qui a, depuis sa révolution, touché le monde entier.

Les attaques du 13 Novembre ont visé cette lumière, celle de la liberté, de la culture, de la fête, ils ont visé la joie et l’amitié, l’ivresse et le rire, le sport et le partage. Ils ont frappé Paris pour ce que Paris symbolise aux yeux du monde : un phare dans l’obscurité.

Il ne tient qu’à nous de faire vivre cette flamme, celle que nous partageons avec New-York et qui brûle encore au bout des doigts de la liberté. Faire vivre ces valeurs de Liberté, d’Égalité, de Fraternité si chères aux yeux du monde entier.

Vivons, aimons, buvons, jouons. Debout.

Oskar Kermann Cyrus

Mein Kampf chez Fayard : beaucoup de bruit pour rien ?

Cette semaine, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé contre la publication en janvier 2016 du livre d’Adolf Hitler, Mein Kampf (Mon Combat, en français), aux éditions Fayard, rendue possible grâce (ou à cause de ?) son entrée dans le domaine public. Dans une lettre riche en envolées lyriques et pauvres en arguments, le Benoît XVI du Parti de Gauche (blague) avance que ce livre est “l’acte de condamnation à mort de 6 millions de personnes dans les camps nazis”. Admettons. N’est-ce pas justement une raison de le publier et de le lire ? (suite…)

Des deux côtés du canon

J’avais perdu les mots.

J’ai écrit et tout rayé, probablement des dizaines de fois. Sur le papier. Le clavier m’est devenu insupportable, il fallait que j’écrive, oui, mais que j’écrive à la plume. Avec l’arme. Avec mon arme. Celle que j’ai choisie quand j’ai renoncé à commettre un vrai massacre. Quand j’ai décidé que le but de ma vie serait de montrer que la violence des mots est plus meurtrière que la violence des armes. (suite…)

Lana Del Rey violée par le monde merveilleux des médias

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Dans un système médiatique dont le but n’est pas l’information mais la recherche de profits, les journalistes d’aujourd’hui publient sans vérifier des informations, vraies ou fausses, dont le but n’est pas de vous éclairer mais de susciter une émotion chez le lecteur qui va ensuite partager l’article, et par là-même faire engranger aux médias en ligne des sommes considérables en revenus publicitaires. Dernier incident en date: le buzz autour d’un montage vidéo amateur comportant des images inédites d’un présumé court-métrage où l’on voit la chanteuse Lana Del Rey se faire violer par Eli Roth (réalisateur du très dispensable Hostel). Ce montage amateur, de médiocre qualité, s’est retrouvé au fil des articles comme le nouveau clip de Marilyn Manson, accusé pour l’occasion de “glamouriser” le viol à seule fin de publicité. Analyse d’un buzz fabriqué par les médias. (suite…)

Moi Nestor, 22 ans, étudiant, pédé

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Je m’appelle Nestor. Nestor Malakoda. Dans la « vraie vie » je m’appelle Hugo mais ça ne vous dit rien, vous ne me connaissez pas, alors quelle importance… Normalement ici je suis critique littéraire. Je suis censé vous dire, ou plutôt vous écrire mon avis sur des bouquins, souvent bons parce que je ne termine pas les mauvais livres. Aujourd’hui je n’écris pas pour vous parler d’un livre. J’écris pour vous parler de moi, 22 ans, étudiant, et pédé. (suite…)

Les médias au fil de la rumeur

Médias

Mensonges, approximations, infos non-vérifiées, rumeurs persistantes, manipulations… Nos journaux sont devenus de vastes terrains vagues où “vérifier” une information est devenu une action inutile: puisque le but n’est pas d’informer, mais de divertir, les journalistes des grands médias se sentent dispensés de cette corvée et sont devenus en quelques années les meilleurs relayeurs que la rumeur pouvait trouver. Lancée à toute vitesse, la rumeur persiste et se transforme en information, validée par les “journaux de références” devenus de véritables dangers publics pour la démocratie. Nous allons donc suivre le parcours d’une rumeur au mécanisme exemplaire, dont l’objet n’est par ailleurs pas vraiment important. Point de départ: la récente tentative de suicide de la fille du King of Pop Paris Jackson. (suite…)

Le mariage pour tous fait un carton à Notre-Dame

Dominique Venner

Perte de repères chez les fachos. Quand Marine la fille du borgne, ivre, plonge dans une piscine vide, Dominique Venner, idéologue de l’extrême droite “moderne” (j’ai lu cet oxymore dans le journal de révérence, lemonde.fr), défenseur de la désormais fameuse “identité chrétienne” de la France, se suicide dans une église. Non, ne riez pas tout de suite, ce n’est pas ça le plus drôle. (suite…)

Des garçons, pas des hommes

Egalité

J’avais déjà remarqué ce léger travers, auparavant. Peut-être que l’on attrape ce tic de langage comme une maladie. Peut-être que l’on prend cette maladie comme une sale habitude. A force de l’entendre dans la bouche des autres. A force de l’entendre, de se le voir asséné comme une série de coups de poing. Les homos sont « des garçons », pas des hommes. (suite…)

Censeurs, j’irai cracher sur vos tombes

CSA

Tous les censeurs du monde font la même stupide erreur. Pourtant, ce que les bonobos médiatiques appellent bêtement « l’effet Streisand » n’a pas été inauguré par les inquiétudes (cependant fondées) d’une chanteuse connue sur une exposition un poil trop intrusive de sa vie privée. Ce phénomène devrait porter le nom plus pertinent du ministre du peuple et de la propagande du IIIe Reich : « l’Effet Goebbels ». Autant vous dire que les nouveaux défenseurs d’un « Art acceptable », et donc pourfendeurs d’un « Art dégénéré » ont manqué quelques heures d’Histoire. Alors Françoise, si par un curieux hasard tu me lis, ouvre grand ce qui te reste de cervelle. (suite…)